Le BrandTracker de TrendTrack sert à surveiller en continu les boutiques de tes concurrents : leurs nouvelles publicités, leurs nouveaux produits et leur évolution. Je l’ai utilisé pendant environ un an avec l’offre Pro, et c’était la fonctionnalité que je consultais le plus souvent. Voici comment je m’en servais, ce que je regardais en priorité et ses limites. Pour un avis général sur l’outil, lis plutôt mon avis sur TrendTrack.
À quoi sert le BrandTracker ?
Une fois que tu as trouvé une boutique intéressante, par exemple avec ma méthode pour trouver un produit gagnant, il faut la suivre dans le temps. Un chiffre à un instant donné ne dit pas grand-chose : ce qui compte, c’est ce qui change.
Le BrandTracker s’en charge. Tu y ajoutes les marques à suivre, et TrendTrack surveille pour toi leur activité : publicités, produits et trafic. D’après l’éditeur, l’idée est de découvrir un lancement quand il a lieu, pas quand il est déjà saturé.
Combien de boutiques suivre ?
Ma règle : 4 à 5 boutiques par boutique que je gère. Pas plus, sinon la veille devient une corvée que je repousse. Pas moins, sinon je rate des signaux.
Je compose cette liste de la façon suivante :
- surtout des concurrents directs, dans ma niche et mon pays ;
- toujours une ou deux boutiques américaines, pour voir ce qui marche là-bas et ce que je pourrais importer en France.
Comment je choisis les boutiques à suivre
Mes critères, dans l’ordre d’importance :
- Le branding : une vraie marque, soignée et cohérente, plutôt qu’une boutique montée à la va-vite.
- Le nombre de produits : un catalogue resserré, centré sur la niche.
- Le trafic.
- La croissance du trafic et des publicités.
Quand je retire une boutique
Je retire une boutique de ma liste quand son trafic baisse pendant deux mois d’affilée et qu’elle ne lance plus, ou presque plus, de nouvelles publicités. Elle n’a plus grand-chose à m’apprendre, et je libère la place pour un concurrent plus actif.
TrendTrack recommande lui aussi de se limiter à 3 à 5 concurrents prioritaires pour garder une veille gérable.
Les limites selon l’offre
| Offre | Marques suivies |
|---|---|
| Starter | 2 |
| Pro | 10 |
| Business | 20 |
Pour une seule boutique, les 10 marques de l’offre Pro suffisent largement : je n’ai jamais manqué de place. Le calcul change si tu gères plusieurs boutiques : à 4 ou 5 concurrents chacune, tu atteins vite la limite, et l’offre Business devient à considérer. Le détail des prix est dans mon avis sur TrendTrack.
Ma routine : tous les jours ou tous les deux jours
Je consultais le BrandTracker tous les jours, ou tous les deux jours au maximum, pour environ 15 à 20 minutes. La session était courte, parce que je ne regardais que quatre choses.
1. Les nouvelles publicités
C’est le premier réflexe. Une boutique qui lance de nouvelles publicités teste quelque chose : un angle, un visuel, une offre. Si plusieurs concurrents testent la même idée en même temps, c’est un signal à noter.
2. Les nouveaux produits
Un concurrent qui ajoute un produit à son catalogue m’indique une tendance possible, ou une idée de produit complémentaire pour ma boutique.
3. Les publicités dupliquées
Quand un concurrent duplique une publicité, c’est en général qu’elle fonctionne et qu’il veut la pousser. C’est la catégorie que je surveillais le plus : elle me disait quel angle mérite d’être testé chez moi.
Ma règle : je m’inspire de ce qui scale, pas des publicités en début de test. Une nouvelle publicité n’a encore rien prouvé ; une publicité dupliquée, si.
4. Les publicités arrêtées
Inversement, une publicité stoppée est un signal d’échec (ou de fin de campagne). Savoir ce qui ne marche plus évite de copier une idée déjà abandonnée. Cet historique des publicités arrêtées est d’ailleurs l’un des atouts de TrendTrack face aux bibliothèques gratuites.
Comment je m’en servais concrètement
Pour Nocelium, ma boutique de produits pour le sommeil, je suivais une poignée de concurrents de ma niche, plus toujours une ou deux boutiques américaines. Les premiers me disaient où j’en étais face à eux ; les secondes me servaient de laboratoire : si un produit ou un angle fonctionnait aux États-Unis, je pouvais me demander s’il était importable en France.
Pour mes propres publicités, je m’inspirais toujours des publicités dupliquées de ces boutiques, pas forcément des plus récentes. C’est d’ailleurs en suivant les boutiques de la niche du sommeil que j’ai trouvé l’oreiller ergonomique de Nocelium : je raconte ce lancement dans mon tuto pour trouver un produit gagnant.
Attention : un succès américain n’est pas un succès français garanti. Avant de copier, je vérifie toujours qu’un ou deux concurrents vendent déjà ce produit en France. C’est le même piège que dans la recherche de produit.
Les limites du BrandTracker
- Le nombre de marques dépend de l’offre. Pour une boutique, c’est confortable ; pour plusieurs, ça se resserre.
- Il montre ce qui se passe, pas pourquoi. Savoir qu’une publicité est dupliquée ne dit pas si la boutique est rentable. Pour ça, il faut calculer : prix de vente, marge, ROAS d’équilibre.
- Il demande de la régularité. Un BrandTracker consulté une fois par mois ne sert pas à grand-chose.
Les erreurs à éviter
- Suivre trop de boutiques. Au-delà de 5 par boutique, la veille se dilue.
- Ne suivre que des concurrents français. Une ou deux boutiques d’un grand marché donnent de l’avance.
- Copier une publicité sans la comprendre. Regarde l’angle, pas seulement le visuel.
- Ne pas vérifier le marché local avant d’importer un produit vu à l’étranger.
En résumé
Le BrandTracker transforme la recherche de produit en veille continue. Mon réglage : 4 à 5 boutiques suivies, une consultation tous les un à deux jours, et quatre points de contrôle (nouvelles publicités, nouveaux produits, publicités dupliquées, publicités arrêtées). Pour une boutique, l’offre Pro suffit largement ; pour plusieurs, regarde les limites avant de t’abonner.
Retrouve tous mes guides dans la catégorie recherche de produit.